Créée en 1976, puis réécrite en 1979, l’incroyable pièce Golden Mean était à l’origine jouée par Charlemagne Palestine sur deux pianos Bösendorfer que le compositeur faisait entrer en résonance « par la frappe d’octaves et d’accords précisément choisis pour entretenir un continuum sonore ininterrompu duquel émergent d’étranges fréquences appelées harmoniques, au fort pouvoir hypnotique » tel que l’écrivait le critique Daniel Caux. Toujours à la recherche de la vibration fondamentale et du son d’or, Charlemagne Palestine donne aujourd’hui un nouveau visage à cette pièce mythique en l’interprétant pour la première fois à deux pianistes. Il sera accompagné de Rrose, connue sous le nom de Sutekh pour ses productions de musique électronique à la n des années 90. Charlemagne Palestine, figure légendaire de l’underground new-yorkais des années 60/70, aux côtés de John Cage, La Monte Young ou Steve Reich, va trouver dans le cadre remarquable de l’Opéra de Nantes un écrin de choix pour une de ces expériences de transcendance qu’il a affectionne, accompagné de ses éternelles divinités en peluche.